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Quelques réflexions sur le logiciel Libre

Le 18/02/2010 à 17h50 by Animal, in Journaux et autres, 3 commentaries

Entre parenthèse, même si une partie de mon propos peut toucher à la fois l'Open-Source et le libre, quand la confusion peut apparaître, c'est bien du libre que je parle dans les termes de la FSF et de la GPL, entre autres.

Le Libre, merveille technologique

Ce n'est souvent pas mon argument principal pour défendre le libre mais pourtant, il s'agit là d'un de ses exemples les plus concrets, idéal pour commencer la réflexion et me mettre en jambes. Le Libre, de part sa libre redistribution des sources avec améliorations, permet, et il n'est plus nécessaire de le prouver, une évolution sans précédent et une diversification des outils incroyable. Un âge d'or de l'informatique en quelque sorte (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Tout n'est pas rose pour autant. Mais on y reviendra.)

Un mode de développement inattendu mais terriblement efficace

Le mode du développement du libre, je ne vous le présente plus. Le code est ouvert. Il est permis de copier, utiliser, modifier et redistribuer les modifications pour autant que celle-ci soit sous la même licence. (Je parle ici des conditions de la GPL). Ainsi, ce ne sont plus quelques dizaines de développeurs qui travaillent sur un produit mais des centaines voire des milliers pour les plus gros projets. Sans parler de la réactivité lors de la découverte d'une faille, dont le correctif peut apparaître dans la journée. Sans parler enfin, de la diversité incroyable d'idées pouvant jaillir d'une multitude de penseurs. Les possibilités en deviennent infinies, chacun pouvant contribuer à son niveau.

Internet, terrain de jeu nécessaire

Une des conditions primordiales du développement d'un système libre est la possibilité d'un réseau lui aussi libre et ouvert. Le Libre et internet sont intimement liés depuis les débuts. Comment en effet, une libre redistribution et des apports de par le monde pourraient-ils être possible sans une structure sous-jacente permettant cet échange : un réseau global mondial. Qui plus est, un réseau global décentralisé afin de garantir le suivi et la liberté de chacun : Internet. Mais à vrai dire, l'histoire nous montre qu'internet a également profité du libre. Comment, de nouveau, mettre en place un tel réseau sans l'invention de protocoles et formats ouverts. De tous temps, libre et internet avancent main dans la main.

Internet, un véritable terrain d'échange d'informations et d'idées. Le premier vecteur des pensées à l'heure actuelle. Pas étonnant d'ailleurs que l'état chinois, soucieux de voir son idéologie survivre, attache une si grande importance au contrôle de ce moyen d'expression. Un accès à l'information (qui est d'ailleurs devenu plus important que l'information en elle-même mais c'est un autre débat) qui en devient grisant. On trouve tout (et n'importe quoi :-° ), vite, facilement. On y rencontre des idées de toutes sortes, des débats de toute teneur,...

Une autre parenthèse à faire me vient de mon prof d'histoire de l'architecture (et de l'art en général). Celui-ci prétend, et je partage sons opinion qu'avec l'apparition de l'informatique et du réseau, l'histoire a amorcé un changement aussi important que ne l'a été la Renaissance. En effet, depuis les débuts de l'humanité et l'invention de l'écriture, la manière de transmettre l'information n'avais pas changé jusqu'à la renaissance. L'information, la connaissance transitait via des parchemins, des manuscrits qui circulaient et étaient copiés. L'apparition de l'imprimerie amena une révolution sans précédent dans l'acheminement et la transmission de la connaissance. Il est assez facile de se rendre compte que l'informatique, ajouté au réseau, est une révolution d'une importance aussi capitale dans l'histoire.

Le danger de l'amateurisme

Internet permet un accès à l'information tellement aisé qu'il y est très facile de s'y former. Et un de ses sujets privilégiés va bien évidemment être lui-même. La multitude de ressources et d'outils d'auto-formation livrés par internet et le monde libre de façon générale permettent à tout un chacun de s'improviser avec plus ou moins de réussite webmaster/développeur/blogger. Je n'ai aucun problème avec ça, bien au contraire. C'est une possibilité sans précédent qui fait que certains produits phares d'internet ont été développés par, à la base, des amateurs, terme qui n'est en rien péjoratif. Une victoire de la liberté.

Ces personnes, bénéficient suivant leurs talents d'une vitrine similaire à n'importe quel système soutenu par une structure pérenne (C'est d'ailleurs logique et s'il en allait autrement, je serais fermement opposé à ce genre d'idée liberticide). Le danger en est qu'il est de plus en plus difficile d'obtenir la certitude du sérieux d'un projet et d'être absolument sur d'être en face de personnes compétentes (qu'elles soient amateurs ou pas, la question n'est pas là). La compétence n'est évidemment pas inhérente à l'amateurisme, bien que ce terme ait lui aussi pris une teinte péjorative. La question est de discuter des compétences du service. Je ne prends nullement position mais il y a là danger et il faut donc être attentif. A combien s'élève le nombre d'offres d'hébergement gratuit (voire parfois payant d'ailleurs) n'offrant pas toutes les garanties en terme de sécurité et de stabilité ? La question reste ouverte

Un système viable ?

On entend souvent ce genre de troll au détour d'un forum. Un novice ne fait pas la nuance entre libre et gratuit, un vieux nerd oppose que libre n'était pas le même que gratuit, suivi par un anti-libriste mettant en doute le bien fondé de cette affirmation à quoi lui est répondu (par le même nerd ou par un congénère) que certaines entreprises en vivent et que donc ça marche, point à la ligne.

Le libre, merveille de gratuité

Oui effectivement, ca marche. Des exemples tels que Sun, Novell mais encore de façon plus marquée Red Hat, sont les exemples que le Libre est capable de générer des revenus. Le procédé est plus ou moins constant. Moyennant payement, la firme offre à l'entreprise une garantie et un suivi technique, choses que ne lui permettent pas la GPL (Vous savez, c'est la close : "...comes with absolutely NO WARRANTY"). C'est d'ailleurs ce qui donne à l'informatique sa définition de société de services (secteur tertiaire). Cette garantie est primordiale pour une entreprise cliente. En effet, si nous autres geeks aimons à bidouiller et, comme le dit l'expression consacrée, "perdre 3h pour gagner 3 minutes", ce n'est pas pensable pour une entreprise pour qui la maintenance, c'est du temps, de la main d'oeuvre, de l'argent. Donc oui, une rétribution est possible dans le monde du libre. Mais de quelle ampleur ?

Rappelons nous, Pourquoi une entreprise est rétribuée ? Pour ses produits ou pour une maintenance. Il faut donc, pour que l'acheteur ait envie d'y dépenser de l'argent que ce produit soit de qualité. En effet, si j'accepte que certains logiciels que je télécharge soient moyens, je ne le tolèrerais pas d'un produit que je paye et dont j'estime pouvoir exiger un certain niveau de fonctionnement. La qualité est donc essentielle. Et qu'est-ce qui produit la qualité d'un logiciel ? Ses développeurs. Nous y sommes.

Dans un projet libre, il existe deux types de développeurs. Celui que nous imaginons tous : le passionné qui bosse en indépendant sur divers projet qu'il soutient, le tout sur son temps libre. Mais à l'heure actuelle, un grand nombre de développeurs de projets libres travaillent pour diverses entreprises qui utilisent du logiciel libre. Les faire travailler sur ces projets est donc comme un investissement interne, ou bien une œuvre de développement d'outils internes. On pourrait presque dire que le fait de renvoyer les modifications en upstream est du bonus (bien que tout le monde y trouve son compte en fait :)

Mais alors une question se pose. Si on imagine un monde ou l'informatique propriétaire a disparu et ou le libre est la règle. Qui va développer ? En effet, on a tous besoin d'argent pour vivre. Ceux qui développent sur leur temps libre continueront mais les autres ? De plus, dans un cas tel que celui-ci, le métier de développeur continuera-t-il puisqu'il n'apparaitra plus comme le fer de lance d'une entreprise.

La nécessité d'une cohabitation avec l'industrie du propriétaire ?

La question de la viabilité d'une informatique libre indépendante n'est donc pas si idiote que ça. Cependant, la multitude de variables à analyser dans ces questions socio-économiques est de telle ampleur que seul l'expérience peut nous dire ce que peut ou ne peut pas l'informatique libre seule. Il est en tout cas intéressant de noter que la situation actuelle forme une sorte d'équilibre entre l'informatique propriétaire et l'informatique libre.

Le Libre merveille idéologique

Un autre aspect éssentiel du logiciel libre, et qui me tient beaucoup plus à cœur, est l'implication idéologique que ce dernier apporte. Une évolution des mentalités sans précédent. C'est ici que la distinction entre logiciel lire et Open Source prend tout son sens. Car si l'Open Source est très pragmatique, à l'image du volet précédent,le Libre est plus une histoire de convictions et d'engagement. Le libre est assez intéressant à analyser dans le sens qu'il apparait comme une nouvelle forme de fonctionnement et les rapprochements à diverses idéologies autres le rendent unique.

Car, en effet, de par son développement décentralisé, ses développeurs indépendants, le libre est une matérialisation sans précédent de la démocratie directe. Chaque développeurs apporte sa voix à un ensemble duquel ressort une volonté générale. Sans être toutefois la loi de plus fort comme peut parfois apparaître les démocraties indirectes bureaucratiques que sont nos gouvernements à l'heure actuelle puisque la notion de fork permet à tout un chacun d'exprimer son opinion.

Cependant, à l'inverse, les projets sous souvent soumis aux désidératas de leur créateur ou chef de projet. Ce dernier règne sans partage sur son projet sans souffrir de contradiction, tel un dictateur. Il ne faut cependant y voir aucun diabolisme puisque, s'il veut garder son audience, ce dernier devra jouer subtilement avec les avis et remarques de la communauté. Plutôt que parler de tyran, l'appellation venant de Platon de "Roi-Philosophe" me parait plus sage.

On peut de plus en faire un rapprochement avec l'ultra-libéralisme puisque ce qui fait la renommée d'un projet dépend de sa visibilité, de son image, de ses qualités, dans une lutte sans limitation aucune. Une restriction à cet idée est bien sur que dans l'idéal, l'information sur les différentes options est censée être parfaite, chose qui n'est souvent pas le cas, à l'heure ou l'information est accaparée par certaines structures.

Dans cette optique, on peut d'ailleurs comparer la philosophie du libre avec les principes de l'anarchisme (Attention a ne pas confondre avec anarchie). Je vous laisse lire Wikipedia pour de plus amples informations, de peur de dupliquer.

Et encore une fois, l'inverse apparaît comme possible. Car avec sa volonté d'apporter la connaissance à tous, en toute égalité, sa volonté d'un effacement des dirigeants, de l'anonymat qui efface le principe des classes, les convictions du logiciel libre en font un exemple quasi parfait de socialisme marxiste.

Encore une petite parenthèse en passant (je sais je m'égare mais au moins, j'aurai développé jusqu'au bout). Comment est-il possible de retrouver dans un système autant de rapport avec des systèmes aussi différents ? Tout simplement selon moi, et ce n'est que ma théorie, que dans la distinction gauche/droite apparait un phénomène de rapprochement à ses extrêmes. En effet, ce que l'on considère à l'heure actuelle comme les systèmes extrêmes de cette ligne gauche/droite, à savoir le communisme et l'ultra-libéralisme (l'extrême droite n'étant pas à proprement parler un système totalement de droite, c'est un abus de langage) peuvent encore être poussé plus loin dans un système commun, proche des principes de l'anarchisme justement. La boucle est bouclée. :)

Cependant, mis à part cela, qui ne sont en fin de compte que mes propres spéculations, l'idéologie latente du libre est terriblement complexe et séduisante. Il faut toutefois rappeler les dangers de rapprocher des idéologies politiques à un simple système de développement informatique. On peut simplement noter que cette multitude d'appréciations permet aux personnes de tous horizons de se retrouver au moins en partie dans cette philosophie.

Le libre, aventure humaine

Pour terminer sur une note un peu plus sentimentale ^^ le libre, c'est avant tout des hommes qui, par passion, on créé un système inédit. Un système en lequel ils croyaient, en lequel nous croyons. Un système qui permet le rapprochement de communautés, les débats, les idées, les trolls aussi mais qui ne s'est jamais senti défoulé au sortir d'un running troll anti windows ou vim vs emacs. Ce genre de débat qui, loin d'être jamais résolu, permet surtout de s'informer et de tater l'opinion publique.

Comme je le disais plus tôt, l'informatique nous a fait rentrer dans une nouvelle ère. Une ère de multitude (on retrouve ce principe dans les courants artistiques du 20e siècle aussi d'ailleurs) : multitude de pensées, de courants,... Le libre offre une opportunité sans précédents d'exploiter cet événement, il serait dommage de la laisser passer.

Florian (aka Animal)

P.S.: Merci de m'avoir lu jusqu'au bout. J'espère que vous aurez pu trouver quelques éléments dignes d'intérêt dans mon texte. Ce dernier n'avait aucun prétention de quelque sorte, juste une mise à plat de certaines pensées. Je me suis même surpris à prolonger mes idées dans des directions inédites au fur et à mesure de la rédaction. Il y aura peut-être à boire et à manger mais dans l'ensemble, j'espère avoir pu faire le point sur ce modèle qui émerge et auquel nous adhérons au moins en partie.

Commentaries

Author Message
Leo`
# le 4/03/2010 à 23h13
And it's a hard rain a gonna-fall
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Group : Codeur

Très intéressant, et très bien rédigé :) Quelques fautes par ci par là, mais je ne relève pas, ça n'empêche pas la lecture globale de la news

Un truc que je trouve dommage quand même, c'est que le libre se présente sous forme justement de "mouvement". C'est pas un problème en soi, mais à la fin, ça devient limite sectaire, et le mode de propagation qualifié de "viral" de la GPL ne plaît pas à tout le monde. Nan, le problème en soi, c'est qu'il y a une certaine époque, il n'y avait pas de mouvement pour le logiciel libre. D'ailleurs, libre ou pas libre, peu importe, ce qui compte, c'est que jusqu'au début des années 80, tout le monde donnait son code, sans réfléchir. Personnellement, je suis en train de lire la bio de RMS, alors bon, c'est toujours un peu romancé, mais des les premiers paragraphe, on comprend à quel point à l'époque il était absurde de donner un programme sans le code ! Pour les développeurs, c'était très intriguant et plutôt frustrant. Faut dire aussi qu'a l'époque, l'informatique était faite par quelques entreprises, certes, mais beaucoup d'universités prestigieuses, de labos, de centres de recherche, d'instituts (Berkeley, Harvard, MIT...). La politique commerciale a commencé avec apple et continué avec crosoft dans le courant des années 80, si bien qu'aujourd'hui, c'est livrer le code d'un programme qui en devient absurde, pour peu qu'on n'ait pas entendu parler un minimum du "libre". Après, c'est vrai que limiter le libre au simple principe de l'OpenSource serait dommage. Mais dans l'ensemble, je serais pour revenir à un modèle comme celui que de l'époque, que j'ai décrit. Malheureusement, c'est sûrement trop tard, en particulier à cause de l'ampleur qu'a pris l'informatique depuis.

Bref, c'est juste mon opinion, pas taper ! :p Pour le reste, je susi à fond avec le "mouvement" du Logiciel libre et tout, et tout... Juste pour dire que pour moi, le libre n'est pas une "révolution", mais une tentative désespérée (oupas, wait'n'see) de revenir à quelque chose qui devrait passer pour "normal".

;)

:)

Animal
# le 8/03/2010 à 23h50
Blue, let the blues out !
Group : Member

Merci pour le commentaire; ca fait plaisir :)

Concernant ce que tu dis, il y a effectivement de ça. L'informatique est née de projets scientifiques (couplé à du militaire d'ailleurs), monde ou le partage de la connaissance est la base même du développement (Et même ça, ça a tendance à se perdre à l'heure actuelle, parlons du Giec qui refuse de dévoiler ses données de recherche brutes). Il y a donc effectivement une tentative de revenir vers ça. En tout cas, il y avait sans doute de ça à la base.

Mais si ca n'était resté que ça, ça n'aurait jamais eu l'ampleur que ca a maintenant, et que ca continuera d'avoir. En effet, quel que soit le truc qui cherche à dire : "c'était mieux avant", ca ne marche jamais. C'est le fait de s'être développé au delà de ça, et notamment à l'aide de la communauté, qui est l'ingrédient qui donne toute sa saveur au mouvement, qui fait que ce mouvement à l'intérêt que je lui trouve. Effectivement, après, il y a des sectes (de même genre que le très connu ordre de la sainte pomme d'ailleurs ^^ ), mais bon, un petit troll de temps en temps, ça réchauffe :P

Sinon, concernant les différentes licence, mon avis, qui reste personnel est que la diversité permet la modularité et la flexibilité. Mais à côté de ca, le fait d'avoir une licence quasi unique permet aussi une facilité de reconnaissance dans le sens ou je n'avais jamais lu aucun des textes de licence que je voyais en installant divers logiciels avant (et je ne les lis toujours pas d'ailleurs). Par contre, la GPL, je me suis forcé à la lire une fois en entier et depuis, dès que je vois un soft sous GPL, je sais que je connais la licence et que je n'ai plus besoin de la lire.

Après, un questionnement peut se poser à propos d'une des clauses de la licence de la GPL, qui est l'obligation de proposes les versions modifiées sous la même licence, à savoir la GPL. D'un premier point de vue, cette clause est une des conditions première à la protection des softs sous GPL puisqu'elle limite les possibilités pour des entreprises de profiter impunément du mouvement sans rien y apporter. C'est donnant-donnant. Mais d'un autre cote, cette clause rend la GPL extrèmement restrictive ou plutot accaparatrice dans le sens ou n'importe quel logiciel utilisant du code sous GPL doit passer sous GPL, qui sera lui-même utilisé pour un soft qui devra lui-aussi passer sous GPL, etc. Soit les logiciels GPL forment un ensemble clos, autosuffisant, soit ils dominent le monde tels des bactéries. Après, je ne me prononce pas sur la question mais il est intéressant de s'y pencher.

Sinon, en passant je ne pense pas que Apple soit les premiers à avoir fait du closed-source, loin de la. Pour ce qui est du propriétaire, UNIX l'était déjà à la base. Mais d'après la légende, c'est le driver closed-cource d'une imprimante Xerox qui aurait été la révélation pour RMS.

Sinon, encore merci pour les remarques. J'essayerai de republier une réflexion ou l'autre quand je trouve le temps, cad malheureusement pas aussi souvent que je le voudrais. :)

Animal

P.S.: Je sais pour les fautes. C'est tellement laborieux de se relire sur un écran. Et une fois que c'est fait remodifier sa news, c'est extremement lourd. :(

Le troll est une brave petite bestiole sympathique qui réchauffe les longues soirées d'hiver mais qui fait perdre toute crédibilité...

Leo`
# le 10/03/2010 à 23h11
And it's a hard rain a gonna-fall
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Group : Codeur

Salut,

Je n'ai pas dit qu'Apple étaient les premiers à avoir fait du closed source, mais ils ont été parmi les premiers à le démocratiser, tout comme ils ont été parmi les premiers à se lancer dans l'informatique grand public. Dès lors, ils ont put, par un lavage de cerveau habile, rentrer dans la tête des gens qu'il était normal de poser des brevets sur de l'abstraction, et de vendre quelque chose qui au final, ne demande quasiment aucun coût de production, si ce n'est le salaire des développeurs.

Pour la GPL, et toutes les autres licences à copyleft, c'est un principe qui fait peur, cette clause obligeant les redistributions sous même licence, c'est le côté "viral". Mais personnellement, je suis pour, j'aime la définition qu'RMS en donne, pour lui, mettre un soft sous GPL, c'est faire en sorte qu'il ne puisse plus jamais redevenir privateur. C'est une sorte de don à la communauté libre, c'est ça qui est beau dans la GPL.

En ce qui concerne UNIX, un décret de 1956 il me semble, interdisait à AT&T, dont dépendaient les Bell Labs, de commercialiser autre chose que de l'équipement télégraphique/téléphonique. C'est pour ça qu'ils ont créé la licence AT&T, pseudo-opensource, sûrement pas Libre (faut voir ce que la FSF dit à son sujet :D ). Pour commercialiser UNIX, ils ont du céder le code en particulier à des universités. Dont bien sûr, Berkeley. Mais c'est une autre histoire ^^

:)